Cul de sac en trompe l’œil

ou comment se détendre quand on considère ne plus avoir de ressort.

C’est lorsqu’il fit le point sur sa situation actuelle, qu’Horacio Padereste, Cul-de-sac en trompe l'oeilcelui qui pourtant tombe toujours juste sans aucune retenue,  dut reconnaître qu’il se retrouvait totalement coincé dans un jeu dont il s’était rendu complètement effet. Son espace-temps s’en était trouvé réduit à la portion congrue : il vivait dans l’instant, à l’intérieur de ce corps – le futur dont il se préoccupait n’était pas plus long que le passé dont il se souciait, c’est à dire tout au plus quelques minutes. C’est à partir de ce minuscule point de conscience perdu au beau milieu d’un océan d’inconscience qu’il décida d’entreprendre le plus grand tour de force que même Oudini dans ses meilleurs jours aurait eu du mal à envisager… Continuer la lecture de « Cul de sac en trompe l’œil »

Créer c’est vivre ! Et réciproquement ?

ow-creer-cest-vivre

Un jour, il y a déjà bien longtemps, j’ai rencontré Olivier Wahl, nous étions alors sur les bancs de l’école, ou plutôt les chaises du lycée quelque part du côté d’Orléans, en remontant à La Source … il avait des idées, plein, tout le temps, sur tout, des idées étranges, bizarres, des points de vue différents qui remettaient en cause pas mal d’idées que l’on tentait de nous faire ingurgiter tout cru à grand coup de cours magistraux … était-ce une façon de parler à son père, chercheur au CNRS en biologie moléculaire ? En tout cas, je peux vous certifier que son but communicatif était la création, sous toutes ses formes, chaque sujet étant prétexte à créer ! Après avoir participé à quelques unes de ses premières créations théâtrales et cinématographiques, nos chemins se sont séparés, puis retrouvés au hasard d’une exposition qu’il avait encerclé de ses créations du côté de la place de la Bastille, puis reperdus à nouveau. Mais il n’a jamais dévié de son cap initial, créer ! Et ce livre (et quelques autres) en est un « aboutissement temporaire » car tout est mouvement et jamais complètement terminé en « matière » de création… mais en perpétuel évolution, même si l’art peut se considérer comme la suspension figée d’un mouvement bien éphémère. Foncez sur ce livre qui malheureusement n’a qu’un défaut, ne pas être remboursé par la sécurité sociale !

Pour en savoir plus, cliquez sur l’image ci-dessus et pour en savoir encore plus sur ce lien : Olivier Wahl est scrineo

L’inventeur compulsif

L"inventeur CompulsifSi vous voulez vous rafraîchir l’esprit en conjuguant un enthousiasme créatif au futur proche à coup d’inventions pas si farfelues que cela, alors dégourdissez-vous les zygomatiques en une lecture acidulée et retenez en la substantifique moelle. Ce feu d’artifice créatif soumis au filtre commercial sarcastique du grand frère presque bienveillant n’a absolument rien à voir avec une quelconque réalité présente, quoique…

Un petit livre qui se lit comme on avale un verre de thé à la menthe après avoir marché plusieurs jours sans rien boire dans un désert de sable ! Les auteurs Yves Fizet et Franz Alberts, un mélange franco-québécois détonnant !   $9,99 dollars canadien en ligne, c’est donné !

L’esprit natif du bushido

par Kamakura Jidaï

Voici bien longtemps, j’ai fait cette expérience étrange. J’étais un jeune novice au milieu d’une bataille, en plein Japon médiéval, où s’affrontaient les troupes de Shogun rivaux. Nous étions encerclés par les forces ennemies, notre espace se rétractait au fil des coups qui nous étaient portés. Tous étaient convaincus de l’issue fatale, nous allions nous faire massacrer jusqu’au dernier. Chacune des minutes vécues paraissait une heure de souffrance interminable. Puis nous vîmes arriver trois cavaliers, trois samouraïs, pas un de plus… Continuer la lecture de « L’esprit natif du bushido »

Ce carré ment jaune !

Il était une fois une toute petite planète, Terria, où se multipliaient à une vitesse folle la circulation des particules, engendrant une jungle inextricable de heurts et de blocages infernaux où rien ne semblait plus pouvoir avancer jusqu’au terme de son accomplissement. Tous les domaines étaient atteints et ce n’était pas de la tarte ! Face à la prolifération de ces flux browniens incessants qui bougeaient ou non en tout sens, d’aucuns décrétèrent pour se rassurer qu’il fallait en contrôler l’écoulement. Et naquit la logique ternaire à trois couleurs : vert, jaune, rouge, censée réguler ce joyeux bordel. Continuer la lecture de « Ce carré ment jaune ! »

J’ai ricoché sur votre ombre ! (2 / …)

par Vrombis Vlan

(Voir l’épisode 1)

Pour Horacio Padereste, il y a deux sortes de personnes qu’il convient d’éviter. Tout d’abord, celles qui sont déjà mortes dans leur tête, très nombreuses et difficilement accessibles dans un premier temps puis celles qui, certaines de leurs certitudes artificielles ont fait des corps de chair leur religion et qui, voulant à tout prix avoir raison d’avoir tort, combattent farouchement la moindre tentative d’évolution, condamnant entre autre la première catégorie à ce « coma » terrestre apparemment sans fin. Cette deuxième catégorie est bien ennuyeuse car très virulente et ne lâchant pas le morceau, mais heureusement elle ne constitue qu’un très faible pourcentage de la population. De plus, ceux qui la constitue,  passent leur temps à commettre des erreurs, ce qui a le don d’auto-alimenter leur haine envers ceux qui ont une vision plus optimiste des choses. Continuer la lecture de « J’ai ricoché sur votre ombre ! (2 / …) »

La nuit la plus courte

par Rémy Aarthr’it

Vous savez ce n’est pas très confortable d’être bringuebalé à deux cents mètres de hauteur avec tout un fourbi qui fait plus que doubler le poids de votre corps, maintenu en équilibre avec ces minces suspentes et cette corolle en nylon avec laquelle Éole semble s’amuser comme un fou. Vous vous êtes sûrement déjà amusé à souffler sur une fleur de pissenlit légèrement fanée, et bien imaginez-vous à la place de l’une des innombrables graines de cette fleur se dispersant à tous vents et vous aurez une vague idée de cette folle équipée à laquelle je participai en cette nuit de fin de printemps. Ah oui, parce que cela, bien sûr, se passait de nuit. Mais rassurez-vous cette chute partiellement contrôlée ne dura que quelques dizaines de secondes, tout juste le temps de se remettre du terrible coup de couteau provoqué par l’ouverture de la corolle provisoirement salvatrice que déjà la dureté du plancher des vaches se faisait sentir… ou plutôt l’absence de dureté du plancher des vaches devrais-je dire car en fait il s’agissait d’eau … Continuer la lecture de « La nuit la plus courte »

Un corps pour deux

lol

par Rémy Aarthr’it

 

 

C’est après la grande libération du piège corporel de 2028 que l’intérêt pour les corps commença à s’estomper.

La compulsion qui consistait à se précipiter à la maternité pour s’emparer du premier corps venu quelques instants après s’être extirpé du précédent en en perdant la jouissance corporelle ayant été quasi éradiquée, quelques dizaines d’années plus tard, il ne restait plus que quelques millions de corps sur toute la planète. Il fallait bien les entretenir car leur utilisation demeurait cependant souhaitable dans certains cas…

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